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Juristes

Les juristes nord-finistériens sont bien représentés tant par les professions libérales comme les avocats, avoués, notaires, huissiers que par la magistrature dans toute sa hiérarchie, du juge de paix à la Cour de Cassation, en passant par le TGI, la cour d'appel ou encore les magistrats du Parquet, substitut, procureur, procureur général. Même le greffe a été distingué dans l'un de ses représentants.

Ils ont exercé dans tous les Sièges, les plus modestes comme les plus prestigieux. Le lesnevenien baron Louis-Théodore Dein a été juge de paix à La Flèche en 1878. Jean-Marie Le Barazer de Lannurien est avocat à Morlaix. Émile Bastit sera juge d'instruction à Nantes et se dévouera dans la protection des enfants, des tuberculeux et des familles de mobilisés pendant la Première guerre mondiale, créant même un hôpital de 100 lits et un orphelinat des armées. Dans un passé plus lointain, Olivier de Bergevin sera le premier magistrat civil et criminel du siège royal de Brest et Saint-Renan en 1777. Si Louis-Charles Blois de la Calande n'a occupé que des fonctions modestes de substitut à Prades, Villefranche (Aveyron), Rodez pour terminer procureur à Châteaubriant, il a eu une conduite exemplaire lors de la guerre de 1870 et le siège de Paris. Jean-Louis-Ernest Camescasse est passé à la postérité dans la région brestoise pour avoir défendu aux assises une première fois et obtenu l'acquittement du notaire et maire de Brest, Bellamy, qui avait détourné des fonds. Émile-Joseph Combes fut avocat à la cour d'appel de Paris et rédacteur au Journal des débats.