Le 18 septembre 2026, Brest a commémoré le 82e anniversaire de sa libération. Cette journée du souvenir a réuni autorités civiles et militaires, représentants associatifs, familles de victimes, scolaires et citoyens autour de plusieurs lieux emblématiques de la mémoire brestoise. À travers les évocations historiques, les dépôts de gerbes, les sonneries et les hymnes, la ville a rendu hommage aux résistants, aux disparus, aux combattants alliés et à tous ceux qui ont contribué à la libération de Brest en 1944.
Pontaniou, hommage aux victimes et aux disparus
La première cérémonie s’est tenue à Pontaniou, où deux plaques intitulées « Les victimes de Pontaniou » ont été dévoilées en présence de familles de victimes. Ce moment solennel a rappelé le destin tragique de plusieurs dizaines de résistants internés dans la prison de Pontaniou entre avril et août 1944, avant d’être fusillés par le Sicherheitsdienst, le service de sûreté du régime nazi.
Quatre-vingts ans après les faits, les dépouilles des fusillés des 19 avril, 27 mai et 7 août 1944 n’ont toujours pas été retrouvées. Le nombre exact des disparus du 7 août demeure inconnu. Cette absence de sépulture rend d’autant plus essentiel le travail de mémoire conduit par les familles, les chercheurs, les associations et la Ville de Brest.
Jean-Yves Guengant a retracé le rôle de la prison de Pontaniou pendant l’Occupation, devenue un lieu d’internement et de passage pour de nombreux résistants bretons avant leur exécution ou leur disparition. Il a souligné la violence de la répression nazie en 1944, l’effacement volontaire des traces des crimes et la nécessité de poursuivre la transmission de cette histoire.
Un poème d’hommage aux disparus de Pontaniou a ensuite été lu par Hélène Pengam, avant la prise de parole du maire de Brest et le dépôt de gerbe. La sonnerie aux morts puis le Chant des partisans ont conclu cette première séquence dans un profond recueillement.
1ère plaque
Entre avril et août 1944, plusieurs dizaines de résistants furent incarcérés dans la prison de Pontaniou et fusillés par le Sicherheitsdienst (SD), le service de sûreté du régime nazi. 80 ans après, les dépouilles des fusillés le 19 avril, le 27 mai et le 7 août 1944, n’ont toujours pas été retrouvées. Le nombre exact des disparus du 7 août 1944 n’est pas connu.
En savoir plus : https://www.pontaniou.com/pontaniou-a-lorigine/
Place Wilson, hommage aux libérateurs américains
La commémoration s’est poursuivie place Wilson, où l’engagement et le rôle déterminant de la 2e division d’infanterie américaine dans la libération de Brest ont été évoqués par Charles Bizien.
Stéphane Roudaut, maire de Brest, Mme Emily Cintora, consule des États-Unis pour le Grand Ouest, ainsi qu’Andrew Carlson, nouvel attaché naval de l’ambassade des États-Unis, ont procédé au dépôt de gerbes. Après la sonnerie aux morts et une minute de silence, l’hymne américain puis la Marseillaise ont été entonnés.
Monument aux morts, cérémonie de clôture
La cérémonie de clôture s’est déroulée au Monument aux morts, esplanade Général Leclerc. Une évocation historique a été prononcée par Yann Gauthier, suivie de dépôts de gerbes. La sonnerie aux morts, l’hymne américain, l’hymne britannique et la Marseillaise ont accompagné ce temps de recueillement.
Autorités civiles et militaires, associations de mémoire et patriotiques, ainsi que les enfants de l’école Saint-Vincent étaient présents pour rappeler l’importance de transmettre aux jeunes générations le souvenir de la Seconde Guerre mondiale, de la Résistance et de la Libération.
La SMLH29N était représentée lors de ces commémorations par Bernadette Abiven. Par sa présence, la section a témoigné de son attachement aux valeurs de mémoire, de reconnaissance et de transmission qui fondent l’engagement des membres de la Société des membres de la Légion d’honneur.
Cette cérémonie brestoise, organisée autour de lieux chargés d’histoire, a rappelé que la liberté retrouvée en 1944 fut le fruit de sacrifices nombreux. Elle invite chacun à poursuivre le devoir de mémoire afin que les noms, les combats et les destins des victimes et des libérateurs demeurent vivants dans la conscience collective.