Activités culturelles

  • Convention SMLH-EPHAD Lanmeur

    Le 11 juin 2014, une convention d'aide médicalisée a été signée entre la SMLH représentée par l'amiral André Le Berre, président de la section et madame Françoise Le Bot, directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes de Lanmeur.Cette convention, préparée par madame Suzanne Kervella, vice présidente chargée des actions "personnes âgées" et par l'amiral Jean-Yves Castel,président du comité de Morlaix, permet désormais à la section de disposer prioritairementde douze places réparties dans différentes maisons de retraite du Finistère-nord.

    Sur la photo jointe, de gauche à droite, Jean-Yves Castel, André Le Berre, Françoise Le Blot, Suzanne Kervella.

  • En avant-goût de notre sortie du 19 juin 2014.

     Le porche de La Martyre ; Saint Servais et le peintre Yan' Dargent
     
    La Martyre: un porche et trois histoires
     
    On devrait dire «Le Martyr» car en breton le mot est masculin: Ar Merzer. Mais «Le» ou «La», l'erreur est la même, il ne s'agit pas d'un martyr mais d'un meurtrier. Eh oui! Saint Salomon, ou Saint Salaün, est un assassin, repentant certes mais qui a tué le roi Erispoé, un descendant de Nominoé. A tout péché, miséricorde.
    Cela dit l'enclos paroissial du faux martyr est très connu. Comme tous les enclos, c'est un cimetière entouré d'une clôture qui s'ouvre par un arc de triomphe et comprend, outre les tombes, un reliquaire, un calvaire et bien sûr une église. On entre dans celle-ci par un porche au sud et par un autre porche, obsolète, à l'ouest. Le porche est un vestibule. Les bretons l'appelaient la petite église, an Ilis Vian, dont l'architecture, les sculptures, les ornementations sont aussi soignées que celles de la grande. Elles racontent une histoire ou plutôt trois histoires: une histoire sainte, une histoire de l'art, une histoire d'amour.
     
    Une histoire sainte
     
    Le porche s'ouvre par un monumental arc ogival dont les pieds droits racontent l'évangile de l'Enfance. De bas en haut se déploient, à gauche comme à droite: Annonciation, Visitation, Mariage de la Vierge, présentation au Temple, les Bergers et les Mages. Dans les voussures des pieds droits, une brochette d'angelots chevelus et souriants , une harpe, un encensoir. Les anges sont des purs esprits, les saints ont été des hommes en chair et en os. En voici douze dans le vestibule qui sont les piliers du christianisme. Ils sont rangés en ordre de bataille dans leur niche. Sous l'arc ogival, un deuxième arc en anse de panier. Entre les deux une surface, le tympan et dans ce tympan une merveilleuse nativité : Marie allongée, allaitant le Divin Enfant.
     
    Une histoire de l'art
     
    Cela saute au yeux que ce porche est de style gothique. Son homologue, le porche obsolète de l'ouest est roman. Il est exceptionnel à plus d'un titre. Lui aussi offre au regard les douze apôtres et par dessus le marché deux autres et non des moindres, de loin les premiers au palmarès des diffuseurs du nouveau testament, Paul et Barnabé. Beaucoup plus spectaculaire, jouxtant le porche gothique, la façade du reliquaire pur Renaissance. Il n'y a plus d'arcade ogivale mais des entablements comme des temples grecs; il n'y a plus de scènes bibliques mais des cariatides de type égyptien et, encore plus étonnant et pourtant tout ce qu'il y a de plus logique dans un ossuaire, un crâne et deux tibias à l'image de ceux que le fossoyeur tendit à Hamlet: être ou ne pas être; aujourd'hui c'est moi, demain ce sera toi.
     
    Une histoire d'amour
     
    En point d'orgue à tout ce déroulement d'images, la belle histoire d'amour. A toute oeuvre d'art il faut un artiste certes mais encore plus un financier, alias un donateur. Il a un nom ce donateur: Guillaume de Kersauzon. Il a voulu faire plaisir à son épouse en l'immortalisant. La femme étendue et allaitant le Divin Enfant, c'est elle, Isabeau du Châtel, qui a servi de modèle au sculpteur. Quelle femme ne rêverait d'un tel cadeau !   H.J.  Turier
     
     
    Saint-Servais et Yan' Dargent
     
    Jean DARGENT, dit Yann, est né à Saint-Servais le 15 octobre 1824 avec une baguette magique dans les mains, c'est tantôt son pinceau tantôt son crayon.
    Il est embauché en 1840 pour participer aux relevés de terrain sur le tracé de la future voie de chemin de fer Brest-Morlaix. En 1850, il décide de s'installer à Paris et de vivre de ses dessins, peintures et illustrations qui feront sa renommée.

    Les Lavandières de la nuit ( 1861)
     
    Ses dessins agrémentent de nombreux ouvrages pour enfants, tels que les Contes d'Andersen, de Perrault, et de Grimm, ainsi que de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique qui foisonnent  à la fin du 19éme siècle en pleine période de révolution industrielle.
    Il illustre de nombreux livres et ouvrages de légendes de Bretagne en s'inspirant souvent des paysages qu'il a tant aimés au cours de son enfance à Saint-Servais. Le plus bel exemple de  son attirance vers le légendaire breton se trouve dans son fameux tableau des Lavandières de la nuit (1861), tableau unique en son genre qui lui valut la célébrité.
    Adepte de l'art sacré, il dessine des vitraux, dont ceux de Saint-Servais, illustre des scènes du nouveau testament et de la vie des Saints, et, vers 1870, anime par ses peintures les murs des chapelles latérales de la cathédrale de Quimper.
    Passé dans l'oubli pendant près d'un siècle, il renaît grâce à une exposition rétrospective organisée à Landerneau en 1989. Un musée porte son nom à Saint-Servais où chaque été une exposition attire de nombreux amateurs.
    Il meurt à Saint-Servais le 1er novembre 1899.
    Il a été nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 8 février 1877.                                                                                                                                      (Texte extrait du mémorial SMLH 29N)
     

  • Sortie annuelle de la section le 7 mai 2013

              Une trentaine de légionnaires ont participé, dans les montagnes d'Arrée, sous le soleil, à la sortie annuelle de la SMLH 29N, organisée autour de deux activités: la visite de l'enclos paroissial de Saint Herbot près d'Huelgoat et la présentation de la centrale nucléaire de Brénilis.

             De l'enclos paroissial de Saint Herbot, blotti majestueusement au fond d'une vallée, nous pouvions distinguer un minuscule sanctuaire à l'horizon, juché sur une croupe de la montagne: Saint Michel de Braspart. Michel, comme chacun sait, est le chef de la milice céleste. Herbot quand à lui, illustre inconnu par la plupard des participants, est le saint patron des bêtes à cornes et de leurs maitres. De tout temps, d'importants pardons et foires ont lieu et se tiennent encore sur ce site.

             Le calvaire en kersanton, de l'avis des historiens d'art sacré, serait le plus beau de tous les calvaires bretons. Parler de calvaire breton serait d'ailleurs un pléonasme assurent ces mêmes savants, puisque tous les calvaires constitués de "croix à personnages" sont bretons.
    La chapelle de style gothique flamboyant, reconstruite au 16ème siecle sur le site d'une église détruite pendant la guerre de succéssion au 14ème, est admirable par sa tour sans flèche qui lui donne un air de cathédrale, par son porche orné des statues des apôtres, par son jubbé sculté dans un ensemble de pierres et de bois. Elle a mérité assurement de faire partie de la première liste des monuments français classés par Prosper Mérimée en 1840.

             Dans l'aprés midi, nous avons été reçus dans la centrale nucléaire de Brénnilis en cours de démantelement, un de ces hauts lieux où l'on fait danser électrons, protons, neutrons et autres corpuscules réputés malfaisants pour l'homme, évoquant dans l'imaginaire de tout profane des catastrophes irréversibles figées dans ces deux noms que sont Tchernobyl et Fukushima. Les responsables de ce sanctuaire nous ont accueillis sans problème, nous épargnant mesures et controles de rigueur en de tels lieux. Pas de gants, pas de cagoules, pas de douches dépoluantes. et pour cause nous sommes restés au chaud dans une salle de conférence. Pendant un couple d'heures, un spécialiste "maison" nous a enchantés, un instructeur né tant étaient faciles et agréables à comprendre ses propos de haute volée scientifique.
    Nous en sommes sortis rassurés. Certains marins sociétaires l'étaient déja. Comme l'a précisé notre président, l'amiral andré Le Berre, des centrales nucléaires de ce genre, il y en de même quelques unes dans nos ports militaires du Ponant et du Levant, mobiles il est vrai, invisibles aussi, mais elles sont bien là, et heuresement.

             Et bien sûr entre ces deux activités passionnantes, un déjeuner fort apprécié nous a réunis dans une atmosphère trés amicale.

                                                                                                                                           H.J. Turier

  • Activtrés culturelles 2013

    SMLH NORD FINISTERE, ACTIVITES CULTURELLES 2013(ANNEXE N°5)
                                             Programme prévisionnel                                                 
    Les inscriptions ci-dessous  sont à renvoyer au secrétaire de la Section
    M Alain CATESSON, 89 rue Richelieu 29200 BREST
    Accompagnées d’un chèque de 10 Euros par personne à l’ordre de la SMLH, pour participation au rafraichissement.
    Au plus tard 10 jours avant la conférence ou la visite
     
     
     
    M, Mme………………………………………………..accompagné(e) de ………………personne(s)
         Assistera à la conférence, prononcée le  jeudi 18 avril à 18 heures, à la salle de conférence de l’espace « Océan » du foyer du marin,  par M le Professeur Michel BELLET intitulée « Histoire de la Radiologie ».
    Participera au  rafraichissement qui suivra la conférence
    Ci-joint un chèque de ………….euros, établi à l’ordre de la SEMLH
    Date                                                                   Signature
     
     
     
     
     
    Visite de la chapelle de SAINT HERBOT et de la centrale de BRENNILIS, le mardi 7 mai, avec le programme suivant :

    •  10 h 30 : Rendez- vous devant la chapelle de Saint HERBOT. Visite guidée par le Docteur Henri TURIER
    • 12 h 00 : Déplacement et Déjeuner au restaurant « Le YEUN », sur le parc d’entreprises de Brennilis
    • 13 h 45 : Rendez – vous à la maison du lac devant la centrale nucléaire
    • 14 h00 à 16 h 00 : Présentation en salle de l’historique et des travaux de démantèlement de la centrale
    • Puis en option, visites à Huelgoat : maison du miel, du « site rocheux » et pour les courageux, promenade autour du lac.

    M, Mme………………………………………………………accompagné(e)  de …………personne(s)
    Participera aux visites citées ci-dessus le mardi 7 mai
    Participera au déjeuner, au restaurant « Le YEUN »
     Le prix du déjeuner est de 30 euros par personnes
    Avec au menu (au choix)
    Apéritif : Kir
    Entrées : Assiette de langoustines (nb)………………ou Coquille de crabe (nb)………………….
    Plats :      Suprême de pintade (nb)…………….         ou Jambon à l’os (nb)………………
                    Légumes/Frites
    Fromages/Salade
    Dessert : Tarte aux fruits (nb)…………………..ou Glace…………………….
    Café
    Ci-joint un chèque de ………………euros, établi à l’ordre de la SMLH
    Date                                                       Signature       
     
     
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     M, Mme…………………………………………………….accompagné(e) de…………personne(s)
         Assistera à la conférence, prononcée le jeudi 13 juin à 18 heures, à la salle de conférence de l’espace « Océan » du foyer du marin,  par M Patrick Le BESCOND de COATPONT, intitulée « Développement d’une filière laitière au Sénégal, par l’association « Alliance From Afrique » soutenue par le groupe fromager BONGRAIN»
     
     Participera au rafraichissement qui suivra la conférence
    Ci-joint un chèque de …………….euros à l’ordre de la SEMLH
    Date                                                                        Signature
     
     
    M, Mme…………………………………………………….accompagné(e) de…………personne(s)
         Assistera à la conférence, prononcée le jeudi 12 septembre à 18 heures, à la salle de conférence de l’espace « Océan » du foyer du marin,  par M le Capitaine de Frégate (h) Jacques ARNOL, intitulée « Berthe FAQUET dite SYLVA, chanteuse réaliste (1885-1941) née à Lambezellec. Une gloire de la chanson française des années 1920-1930 »
     
     Participera au rafraichissement qui suivra la conférence
    Ci-joint un chèque de …………….euros à l’ordre de la SMLH
    Date                                                                        Signature
     
     
     
    M, Mme…………………………………………………….accompagné(e) de…………personne(s)
         Assistera à la conférence, prononcée le jeudi 17 octobre à 18 heures, à la salle de conférence de l’espace « Océan » du foyer du marin,  par M Gérard CISSE  et qui portera sur «  VAUBAN »
     
     Participera au rafraichissement qui suivra la conférence
    Ci-joint un chèque de …………….euros à l’ordre de la SMLH
    Date                                                                        Signature
                                   
     
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    M, Mme …………………………………………………….accompagné(e)  de………   personne(s)
         Assistera à la conférence prononcée le jeudi 14 novembre à 18 heures à la salle de conférence de l’espace « Océan » du foyer du marin à Brest,  par le Professeur Emérite Paul TREGUER, intitulée « Enjeux scientifiques et géopolitiques de l’Arctique».  
      Participera au rafraichissement qui suivra la conférence. 
     Ci-joint un chèque de ………………euros, établi à l’ordre de la SMLH
     Date                                                                            Signature
    M, Mme……………………………………………accompagné(e) de………………………….personne(s)
    Assistera à la conférence prononcée le jeudi 12 décembre à 18 heures à la salle de conférence de l’espace « Océan » du foyer du marin à Brest, prononcée par le Docteur Henri TURIER, intitulée « Nos ancêtres les Gaulois ».
    Participera au rafraichissement qui suivra la conférence
    Ci-joint un chèque de …………….euros, établi à l’ordre de la SEMLH
    Date                                                                 Signature
     
     
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  • Conférence du Jeudi 13 décembre 2012

    Conférence "Le radeau de la Méduse" prononcée par le Docteur Henri Turier

    Le 15 décembre une trentaine de membres de la section du Finistère Nord sous la houlette de son président yves Guyader s'étaient donné rendez-vous au cercle de la Marine à Brest pour une conférence faite par le Docteur Henri Turier. Thème: "Naufrage et agonie. Le radeau de la Méduse".

    Rares sont les mots qui ont une consonance aussi péjorative que celui de naufrage, terme marin, passé dans le langage courant pour signifier désatre. La grande majorité des fortunes de mer désastreuses, on les éfface de nos mémoires comme si l'imaginaire collectif voulait jeter un voile pudique sur ces accidents  passablement honteux. Ce n'est pas vrai des deux naufrages qu'a évoqué le conférencier, aussi célèbres l'un que l'autre, mais pour des raisons diamétralement opposées.Le christianisme n'aurait pas pu voir le jour sans le sauvetage de deux rescapés d'un voilier qui s'était échoué au large de Malte. Leurs noms: saint Luc et saint Pierre en 60 de notre êre. Quant au second naufrage survenu 17 siècles plus tard il est à l'origine d'aucune nouvelle religion, mais d'un scandale retentissant, révélé non par l'action judiciaire qu'il a entrainé, mais par un chef d'oeuvre pictural:  le  " Radeau de la Méduse" de Géricault, qui a voulu courageusement en faire une croisade pour la "défense des droits de l'homme" comme on dirait de nos jours, n'hésitant pas ce faisant à rappeler une des dates les plus sombres dans les annales de la Marine.

    En même temps qu'un récit détaillé des circonstances du drame nautique l'orateur a voulu mettre l'accent sur le calvaire des occupants d'un radeau fait avec les moyens du bord aprés la catastrophe, un radeau considéré comme une planche de salut pour ceux qui n'avaient pas eu droit aux canots de sauvetage de la Méduse, 150 passagers entassés sur un "caille-botti" tanguant et roulant, qui a été en réalité un mouroir flottant. Les secours ne sont arrivés que 15 jours aprés. Il ne restait que 15 rescapés, 15 jours dans des conditions hallucinantes de lutte pour la vie, que Darwin préferait appeler " survivance du plus apte" où pouvait se vérifier l'adage " L'homme est un loup pour l'homme".

    Requiem

    Cette tragédie avait tout pour défrayer la chronique et elle l'a fait, à l'instar de l'affaire Dreyfus où là aussi se sont mêlés le politique et l'humanitaire. On devine les réactions des contemporains dans tous les milieux y compris celui des autres peintres.  Violement critiqué par les conservateurs comme Ingres, et adulé par les "novateurs" comme Delacroix. Aprés une traversée du désert de plusieurs années et un exil à Londres, le tableau géant a trouvé sa place légitime au musée du Louvre, tel un monument dédié à la centaine de péris en mer, illustrant la formule" Le meilleur tombeau des morts, c'est la mémoire des vivants".

    Henri Jean Turier

     

  • Conférence du jeudi 15 novembre 2012

    Conférence "La rue de Siam à Brest" prononcée par M Gérard Cissé

    Ancré dans la mémoire populaire, le nom de Siam a germé le 28 janvier 1686 lorsque d'augustes ambassadeurs siamois ont
    débarqué à Brest avec forces suites, couleurs et fastes orientaux pour aller rendre visite au roi de France. Dans un Brest naissant, ces visions exotiques ont tellement frappé les esprits de nos anciens qu'ils donnèrent au chemin qu'ils empruntèrent le nom de leur royaume, le Siam.

    Et pourtant, la rue de Siam aurait pu disparaître. Vauban redessine la ville et la nomme Saint Pierre. Au cours de la révolution, la rue Saint Pierre est rebaptisée rue de la Loi. A l'aube du 20ème siècle, les républicains voulurent lui faire porter le patronyme d'un disciple de leur doctrine: Edgard Quinet. 

    Mais rien n'y fit. Fière de son nom, de son image et de son histoire, notre rue de Siam, contre vents et marées, résista à toutes les offensives humaines tendant à la rebaptiser.

    En 1944, l'antique rue de Siam disparut au terme d'un dramatique conflit, enfouie sous les gravats. Elle renaitra de ses cendres en une large artère qui, pour n'avoir plus l'aspect chaleureux et grouillant de son ainée, n'en immortalise pas moins sa dénomination.

    Espérons qu'aucune appellation ne réussira à s'imposer pour se substituer au vouloir de la "vox populi", pérénisant l'image des ambassadeurs Siamois et de leur suite, car il est établi que son nom d'origine patronymique n'a fait l'objet d'aucun texte officiel ou arrêté.

    M. le Vice-amiral d'escadre André Le Berre

     

  • Sortie du 22 juin 2012

    Art et sciences le 22 juin 2012

    Levés dés potron minet ce 22 juin, quarante et quelques membres de la section du Finistère nord, sous la houlette de leur vice président  l' amiral André Le Berre, se sont rendus en covoiturage aux 3 sites de visite annoncés à l’Assemblée générale de mars : Saint-Pol de Léon, Roscoff et Lambader en Plouvorn, trois facettes du patrimoine scientifique pour les uns, artistique pour le dernier. Si celui-ci n’est familier qu’aux amateurs d’art sacré en Bretagne, il n’en va pas de même des deux autres de renommée nationale. Ce ne sont pas des lieux de culte, mais ce sont quand même des temples, de l’agroalimentaire pour Saint-Pol, du développement scientifique pour Roscoff.

    La Société d'Intérêt Collectif  Agricole de Saint-Pol, de son appellation plus romantique Société Prince de Bretagne, perpétue depuis 50 ans le souvenir de son père fondateur Alexis Gourvenec. 50 ans d’aventures paysannes pour une création qui n’a pas pris une ride. Nous avons la chance d’avoir bénéficié de nombreux moyens audio visuels et surtout des commentaires oh combien éclairés d’une ingénieure maison d’une rare amabilité et d’un sens pédagogique indéniable. Merci Mme Gwenaëlle Roignant, nous ne pouvions rêver meilleur e« Relations publiques ». En moins de trois heures ce matin du 22, nous avons eu droit à Wall Streets et à Rungis. Pardon ! Au premier étage nous avons pu assister de visu à un impressionnant dialogue entre producteurs de légumes et distributeurs par aiguilles et clignotants interposés. Comme dans une bourse de finances, mais sans le brouhaha et l’excitation habituels à ce genre de maisons. Pour la quasi-totalité des légionnaires c’était une grande première.

    Après la Bourse les halles.

    Mais alors que là haut, au marché au cadran, la tenue bourgeoise était admise, ici, dans la cave pas question. On ne passe pas sans la charlotte et la blouse chirurgicale. Halte à la pollution, dans le monde du conditionnement de légumes ! Dûment équipés, nous avons assisté, sous la houlette de la même guide, non seulement à la mise en barquette, cageots, cagettes des choux fleurs, artichauts, carottes et autres végétaux Prince de Bretagne, mais au ballet ininterrompu et à toute allure des « chariots automoteurs à conducteurs porté ». Alice au pays des merveilles !

    De la terre à la mer

    Pas le temps de faire la sieste, une sieste qui eût été la bienvenue après un repas plantureux au restaurant de la S.I.C.A le « Kerisnel ». A 14 heures cap sur le 2ème Temple, celui de la recherche et du développement. De la terre à la mer, nous voici à Roscoff, Le plus beau fleuron, nous dit M Treguer , professeur émérite de l' université de Bretagne occidentale, l'organisateur de la visite, de la couronne des stations biologiques de France, enfant chéri du Conseil régional de Bretagne et du CNRS. « Cela fait plaisir, commente mezzo voce un des légionnaires, de savoir que là au moins l’argent du contribuable est employé à bon escient ». Ici aussi force documents audio visuels pour appuyer des exposés de haute science, qui nous plongent quasiment à l’origine de la vie, au fond des âges et des océans. On en apprend des choses au contact de ces éminents chercheurs MM Bernard Kloareg et Colomban de Vargas . En point d’orgue des informations « grand public » : les algues, la saga des algues appelées à devenir des sources sinon de richesse du moins de santé. On en aura bien besoin dans une planète qui ne cesse de se dénaturer : hausse des températures et du niveau des mers. Heureusement comme le fait remarquer l’un de nous que le « pire n’est pas toujours sûr ». Plus anodine la faune de l’aquarium et moins redoutable : ormeaux, oursins, roussettes et tant d’autres animaux peuplant cette arche de Noé subaquatique.

    Légende et histoire

    Pas de temple à Lambader mais une chapelle du plus beau gothique flamboyant, riche d’histoire et de légende. Les pays qui n’ont pas de légendes sont condamnés à mourir de froid » annonce le guide au seuil du porche nord de ce joyau architectural, rivalisant avec la chapelle du Kreisker et la basilique du Folgoet, pour la hauteur de son clocher et par la sculpture fouillée de son jubé. Il était une fois un chevalier breton que les sarrasins avaient fait prisonnier. Une apparition miraculeuse dans sa geôle. C’est Notre dame. Elle le délivre de ses fers, et, mieux, le transporte dans un hameau de Plouvorn, prés d’une source miraculeuse servant à un ermite « Bader ». En breton ermitage se dit « lan ». C’est là à Lambader que va atterrir notre heureux chevalier. L’humble oratoire de Bader va attirer pèlerins et mécènes religieux et civils dont le célèbre duc Jean le Bâtisseur. L’histoire à pris le relais de la légende. C’est ce qu’a expliqué le guide de ce troisième site qui n’est autre que l’auteur de ces lignes.

    Henri TURIER, médecin en chef des Armées (H)

     

  • Conférence du Jeudi 14 Juin 2012

    Marie LENERU ( 1875 - 1918 ) Femme de Lettres

    Le 14 juin, Jacques ARNOLD, Capitaine de frégate ( H ) passionné d'Histoire nous a présenté Marie LENERU, écrivaine et dramaturge, née à Brest en 1875 et décédée à Lorient en 1918. Elle est fille, petite-fille et arrière petite-fille d' officiers de Marine "Dauriac".

    Cette femme de caractère désignée parfois comme le Marc-Aurelle féminin et que ses admirateurs considéraient comme digne d'être admise à l'Accadémie Française si cette noble assemblée avait été ouverte aux femmes. L'examen attentif de ses oeuvres montre une femme de Lettres de talent.

    Cependant sa vie a été placée sous le signe de la tragédie. En effet, elle perd son père Lieutenant de Vaisseau en 1876. Sa mère veuve à vingt et un ans attend un deuxième bébé qui naitra le 3 août 1976. Mais le drame est encore présent un an plus tard, quand ce petit garçon décède. Dès lors, Marie LENERU recevra les soins constants de sa maman car, la maladie la guette. En 1887, elle est atteinte de la rougeole dont elle gardera les séquelles de complications: une surdité totale et cécité quasi totale également. Une dizaine d'années plus tard elle recouvrira en partie la vue. Condamnée au silence par ses handicaps, elle se plongera dans l'écriture et notamment dans la dramaturgie.

    Aprés une vaine tentative dans le roman, elle écrit en 1905 un essai sur le révolutionnaire Saint-Just qui lui vaut un grand succès. Barrés la félicite pour "ses pages exaltantes". En 1908 pour "La Vivante" sorte de poème en prose sur Helen KELLER une américaine sourde, muette et aveugle, elle recevra le premier PRIX d'un grand journal parisien et cette nouvelle sera publiée dans ce journal.

    Mais sa véritable vocation est le théâtre. En 1910, sa première pièce " Les Affranchis " est éditée à Paris et elle triomphe au Théâtre de l'Odéon. Tous les journeaux de l'époque en parle. Cette pièce sera couronnée par l'Accadémie français qui lui attribuera le PRIX Emile Augier en 1914. D'autres pièces suivront. En 1912 elle publie " La Triomphante " qui sera jouée au " Français " théatre de la Comédie Française en 1918. La même année 1912, voit la parution de sa pièce " Le Redoutable" qui a pour sujet la trahison d'un officier de Marine. Mais dans l'atmosphère de pré-guerre avec l'Allemagne, cette pièce est mal accueillie. Sa pièce " La Paix " écrite en 1916 ne sera jouée qu'en 1921. D'autres ouvrages ne seront publiés qu'aprés sa mort: " Le Bonheur des autres " - "La Maison sur le roc " - " Les lutteurs ". Une pièce " Le MAdhi " reste inédite.

    C'est son journal intime publié en 1922 qui nous révelera Marie Lenéru; cette femme meutrie par son état et qui supportera philosophiquement " sa longue souffrance ".

    Atteinte de la grippe espagnole, elle décédera à Lorient le 23 septembre 1918. Plus tard elle sera inhumée à Brest où l'on peut toujours voir sa tombe. Au moment de la guerre, elle avait pris le parti du pacifisme et sa rencontre avec Léon Blum l'a attirée vers le socialisme bien qu'elle ait déclaré en 1900: " Le socialisme comme le paradis. Beaucoup plus parfait mais on regrettera la Terre ".

    Son "Journal" a été réédité en 1945 et en 2007. Il mérite sa place dans nos bibliothèques. Depuis 1926, une rue de Brest porte son nom.

     

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